Le Ministère des bonnets d'ânes a ouvert à Saint-Denis

Publié le 4 Novembre 2014

Le Ministère des bonnets d'ânes a ouvert à Saint-Denis

Un collectif de parents ont ouvert le 2 novembre un « Ministère des bonnets d’ânes ». Nous apportons notre soutien à cette démarche. Voici pourquoi.

Excédés par le manque d'enseignants et le mépris des pouvoirs publics, les parents d'élèves ont construit dans la nuit un « Ministère des bonnets d'âne » en plein centre-ville de Saint-Denis.  Il se situe près de l’école Jules-Vallès. Ils y organiseront des manifestations décalées, comme un Speed dating pour recruter les contractuels, ou le lancement de www.adopteunprof.org (site en construction)…

Qui sont-ils ?

Ils se décrivent eux-même ainsi : « Nous sommes les Bonnets d'Âne, une vraie bande de têtes de mule ! Ni parti, ni syndicat, ni même association, nous sommes des parents révoltés par ce que vivent les enfants d'ici. Nous proposons ici un lieu ouvert et accueillant pour toutes les familles en colère, ou simplement inquiètes, afin de rassembler les initiatives, qu'elles soient juridiques, politiques, ou médiatiques. »

Pourquoi sont-ils là ?

« Le jour de la rentrée », écrivent-ils, « dans notre ville, près de 20 classes étaient sans instituteur, 2 écoles sans direction. Dès octobre, tous les remplaçants prévus étaient déjà affectés. Du coup, Pôle Emploi recrute pour le rectorat des adultes sans aucune expérience professionnelle en lien avec les enfants... Quand les enfants ne sont pas purement et simplement répartis dans d'autres classes, déjà saturées »

Que veulent-ils ?

S’ils attirent l’attention sur l’absence de centre de loisirs à l'école Jules-Vallès toute proche dont les locaux sont saturés, ils sont surtout sont surtout préoccupés par le fait que certains enfants n'ont pas de prof, ni même de salle de classe. Et ils alertent sur le fait que le terrain qu’ils occupent seront construits des logements qui seront habités par des enfants qui n'auront pas de place à l'école, encore moins d'enseignants.

Ils demandent des locaux et des enseignants formés et en nombre suffisant.

Ils recueillent les témoignages en vue de dépôts de plainte et de recours auprès du défenseur des droits.

Ils demandent aussi un plan de rattrapage pour la ville et le département.

Nous nous retrouvons d’autant plus sur l’ensemble de leurs préoccupations, que nous avons diffusé récemment aux directions scolaires un tract du PCF de Saint-Denis dénonçant cette situation et demandant l'égalité républicaine pour nos enfants (voir ci dessous).

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