François Hollande à TF1 le 6 novembre, le naufrage de la raison
Publié le 14 Novembre 2014
L’unique objectif de cette soirée de communication télévisuelle semblait être de tenter de redorer l’image de F.Hollande, au plus bas dans l’opinion. Nous ignorons si l’Histoire en retiendra quelque chose. Peut-être qu’un président de la république y aura atteint un record dans le pitoyable !
Ce qui est sidérant, c’est que cet homme, apparemment doté de moyens intellectuels normaux, voire au-dessus de la moyenne, se révèle incapable de constater que ses propres décisions ont déjà conduit au désastre, et que persister dans ces décisions ne pourra que conduire à un désastre plus grand encore.
Prenons la question du chômage. Dès le mois de juin 2012, tout juste élu, F.Hollande a accepté de signer le traité d’austérité européen Sarkozy-Merkel, alors même qu’il s’était engagé à le renégocier. Nul n’était besoin d’être prix Nobel d’économie pour comprendre qu’une politique d’austérité avec F.Hollande comme président produirait exactement les mêmes effets que la même politique d’austérité avec Sarkozy comme président. A savoir la récession et donc une dégradation massive de l’emploi.
Quelques mois plus tard, non seulement F.Hollande n’a pas remis en cause la réforme des retraites calamiteuse de son prédécesseur, mais il en a même remis une couche. Alors qu’il est évident, même pour un lycéen qui débute dans les sciences économiques, que si en période de chômage massif des jeunes et des seniors, on exige de ces derniers de travailler plus longtemps, cela ne fera pas plus de travail pour les jeunes et pour les seniors qui en sont privés. Comme cela a été rappelé par le journaliste de TF1 le 6 novembre, depuis le début du quinquennat de F.Hollande, c’est le chômage des seniors qui a le plus augmenté !
Un an plus tard, début 2014, F.Hollande découvre que l’inversion de la courbe du chômage promise pour fin 2013 c’est raté. Mais au lieu de tirer les bonnes conclusions de cet échec patent, il s’enfonce avec son pacte de responsabilité, lequel consiste à aggraver la politique d’austérité sous le prétexte fallacieux que le mal nommé « coût du travail » serait trop élevé et que les entreprises crouleraient sous les charges et les règlementations trop complexes. Alors même que la Cour des Comptes a montré il n’y a pas si longtemps que si les entreprises sont gavées de dizaines de milliards d’aides depuis des années, il n’a jamais pu être prouvé que ces aides ont permis de créer des emplois nouveaux.
« Je me cramponne » affirme bêtement François Hollande à la télévision.
Nous, au Parti communiste, au Front de gauche, dans de très nombreuses forces de gauche, politiques, syndicales et associatives, nous ne sommes pas fâchés avec la logique. Quand des décisions donnent des mauvais résultats, c’est que ces décisions sont mauvaises ! Il faut les remplacer par des décisions qui en prennent le contre-pied. Rompre avec la politique d’austérité, de bas salaires et de faibles pensions, de dégradation des services publics. Rompre avec la politique de retardement du départ à la retraite pour revenir à la retraite à 60 ans et à taux plein. Réduire la durée hebdomadaire du travail salarié pour permettre au plus grand nombre de trouver un emploi stable et à temps complet.
Pour cette alternative, nous manifesterons partout en France samedi 15 novembre prochain, à Paris à partir de la Place Denfert-Rochereau à 14 heures.
Jean-Yves Mercier
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