La Citoyenne n°7 est arrivée...
Publié le 10 Décembre 2014
L'Edito:
Stop !
"Saint-Denis risque de perdre 22 millions d’euros d’ici 2017. » C’est le signal d’alarme que tire le maire, Didier Paillard, face aux politiques de classe du gouvernement qui dirige l’argent depuis nos poches vers celles d’entreprises à qui l’on ne demande aucun compte, ni aucun résultat. 22 millions c’est la fin du service enfance, plus de centres de loisirs, pas d’école construite ou la fermeture des services municipaux pendant deux mois pleins.
Après la remise en cause de la retraite à 60 ans, les reculs du droit du travail, les crédits d’impôt aux grandes entreprises, les coupes sur les retraites, le gel des salaires, c’est aux collectivités que s’en prennent Valls, Hollande et leur majorité à l’Assemblée nationale. À Saint-Denis, le député Hanotin se dit frondeur. Lui qui s’était absenté au moment de voter sur la ré- forme des retraites, qui s’était présenté aux municipales par amour pour Saint-Denis, démissionnant au lendemain de son élection, s’est abstenu et n’a donc voté ni pour, ni contre les pires de ces lois. Service minimal pour un député qui se dit de gauche, mais ces abstentions n’ont jamais permis d’empêcher le moindre des mauvais coups. « Fronder » c’est bien, respecter ses engagements c’est mieux.
D'autant plus que l’État réduit ses dotations aux villes. Sous prétexte de faire des économies, l’État veut récupérer de l’argent sur les communes, tout en nous imposant de nouvelles compétences à assumer. Saint-Denis risque de perdre 22 millions d’euros d’ici 2017, autant de ressources en moins pour répondre aux besoins de la population. Cette austérité drastique imposée par l’État met en danger le service public et prive l'économie des investissements des collectivités locales qui représentent 75% de l'investissement public. Cela représente beaucoup d'emplois.
La conséquence de tout cela c’est la désespérance et la progression rapide de la droite qui pourrait remporter toutes les élections et imposer sa politique ultralibérale. Celle portée aujourd’hui par l’Union européenne et dont nous payons déjà le prix fort. En 2015, c’est bien la droite qui pourrait prendre la tête de notre département. Les communistes disent stop au renoncement. Nos députés ont systématiquement voté contre les politiques antisociales et, mieux, ils n’ont jamais cessé de faire des propositions pour gagner de nouveaux droits, pour plus de justice et pour le changement. Ils ont mené le combat pour la Palestine, ils l’ont en partie gagné. C’est cela être fidèle aux aspirations populaires, c’est cela être de gauche.
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