Le "droit de réserve" ou comment bâillonner les agents municipaux.
Publié le 21 Novembre 2022
Alors que le maire effectue actuellement son bilan de mi-mandat empreint d'autosatisfecit, nous ne pouvons que revenir sur la manière dont il mène sa politique de ressources humaines.
La mise en place accélérée des 1607 heures, privatisation du ménage, réorganisation du service des sports, non-respect du taux d'encadrement pour les animateurs des pauses méridiennes et des centres de loisirs, fermeture des ludothèques, de la cyber-base, de la maison des parents, des antennes jeunesses, etc… sont autant de mesures régressives que la gouvernance actuelle assume.
Mettre à mal les conditions de travail des agents municipaux en réduisant l'offre de service public de proximité avec un management de terreur devient la norme pour le maire et sa direction générale. En effet, les agents n'ont pas le droit de parler aux usagers. Ces derniers seraient soumis au droit de réserve le plus strict. Gare à celui qui ose dire qu'il manque des animateurs car les recrutements sont gelés. Celui-ci se verra convoqué par sa hiérarchie pour lui expliquer qu'il doit respecter son droit de réserve sinon il sera mis à pied.
Droit de réserve, surveillance, défiance, mise au placard... Tout cela ne prédit rien de bon.
Les prochaines élections des élus du personnel en décembre devront permettre aux agents de reprendre la parole, défendre leurs droits, leurs acquis et surtout sauver nos services publics.
Le droit syndical est un pouvoir, préservons-le.
Sofia BOUTRIH
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