Sauvons l'Aire des Vents

Publié le 1 Mai 2021

Sauvons l'Aire des Vents

Le 6 avril dernier, le juge des référés de la Cour Administrative d’Appel de Paris a donné raison au MNLE (Mouvement National de Lutte pour l’Environnement) et 36 riverains et usagers du parc Georges Valbon dont plusieurs dionysiennes et dionysiens.

Ceux-ci demandaient la suspension des travaux entrepris dans sa partie Est appelée l’Aire des vents (où se tient la Fête de l’Humanité). C’est une belle victoire qu’il faut apprécier bien que ce ne soit qu’une première étape dans le combat entrepris. Mais le juge n’a fait que prendre en considération l’évidence exposée par les requérants, à savoir qu’on ne peut pas saccager un espace vert et une faune protégés pour un projet qui n’est justifié ni par une impérieuse nécessité, ni par l’impossibilité de le réaliser en un autre lieu. Fort heureusement, la loi française (le code de l’environnement) ne le permet plus.

Le parc Georges Valbon a été créé par des élus principalement communistes et des maîtres d’œuvre visionnaires, à une époque où même les scientifiques n’alertaient pas encore sur la catastrophe climatique qui est en train de se préparer, voire qui a déjà commencé.

Le 10 décembre dernier, le président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis a fait voter la vente d’un tiers de l’Aire des vents à l’établissement public SOLIDEO, créé pour la réalisation des installations des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024. Le projet attaqué est de construire en dur le « cluster des médias » pour y héberger une partie les journalistes et techniciens médias. Ces hébergements seraient ensuite convertis en logements dont 80% seraient proposés à la vente.

Or le Comité des Jeux n’a pas demandé ces constructions, l’offre hôtelière sur Paris étant suffisante. Et la ville de Dugny dispose des réserves foncières permettant de satisfaire ses besoins de logements. Des décideurs cyniques et stupides ont donc profité de l’aubaine pour assouvir les appétits de promotion immobilière. Ce mépris du bien commun doit cesser. En Seine-Saint-Denis, plus un « mètre carré » d’espace vert ne doit disparaître.

Ses habitants en ont trop besoin.

Rédigé par PCF Saint-Denis

Publié dans #Citoyenne, #Luttes

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