SAINT-DENIS A GAUCHE : Attendre les vaccins ou contraindre les laboratoires ?

Publié le 1 Mai 2021

SAINT-DENIS A GAUCHE : Attendre les vaccins ou contraindre les laboratoires ?

Attendre les vaccins ou contraindre les laboratoires ?

Tribune du Groupe d’opposition à la Mairie « Saint Denis à Gauche »*

 

Face à la flambée de l’épidémie de Covid, une fois encore, la Seine-Saint-Denis souffre plus que d’autres. Au critère de l’âge, s’ajoutent la densité de population, les conditions de vie, les pratiques professionnelles… qui exposent plus durement les habitants au virus.  Et une fois encore notre département ouvre la voie : au côté de la médecine de ville, un grand centre sera installé au Stade de France pour vacciner massivement la population, seniors, scolaires, salariés exposés…. Manquent les doses suffisantes, toujours et pour combien de temps ? Au moment où la Seine-Saint-Denis et notre ville devraient bénéficier d’un effort supplémentaire de la politique vaccinale, le gouvernement gère la pénurie.

 

L’intelligence collective a relevé des défis immenses

Les chercheurs ont pourtant mis au point plusieurs vaccins en un temps record, grâce d’ailleurs aux financements publics et privés. Les soignants font face en dépit de l’ampleur de la pandémie. Les services publics dionysiens, et d’autres ailleurs, sont mobilisés de façon exemplaire. Des chaines de production sont disponibles en France pour lancer la fabrication des doses... mais restent désespérément à l’arrêt.

 

Alors ? Alors la lutte contre la pandémie a besoin de courage politique. Quand la pénurie de produit fait courir un risque sanitaire, l’exécutif a le pouvoir de racheter les brevets concernés pour introduire les vaccins dans le domaine public et obtenir le droit de les produire. C’est le recours à la licence d’office. En novembre déjà, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits Humains appelait à collectiviser les licences. L’Europe a dit non. La France a dit non.

 

Les appétits financiers des laboratoires menacent la santé publique

Nos dirigeants sont au pied du mur : user de leur pouvoir pour servir l’intérêt général ou confisquer ce pouvoir aux seuls intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Le groupe Saint-Denis à gauche appelle solennellement la municipalité à « aller au combat pour tordre le bras aux laboratoires privés ». Comme le Maire de Marseille l’a fait, comme de nombreuses voix se font entendre, nous enjoignons le Maire de notre ville à demander publiquement au Président de la République le recours aux licences d’office.

 

*« Saint-Denis à gauche » : Laurent Russier, Nora Bensalah, Sofia Boutrih, Jaklin Pavilla, Stéphane Peu, David Proult, Sophie Rigard, Bakary Soukouna

 

Rédigé par PCF Saint-Denis

Publié dans #Citoyenne, #Communiqué, #Vie électorale

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