Parole de Dionysiens : Sabrina, secrétaire fédérale des Jeunes Communistes du 93

Publié le 1 Mai 2021

Parole de Dionysiens : Sabrina, secrétaire fédérale des Jeunes Communistes du 93

Parole de Dionysien.ne.s

Sabrina, étudiante en M1 urbanisme à l’Université Paris 8 (métro Saint Denis Université),

secrétaire fédérale des Jeunes Communistes du 93.

 

La Citoyenne : Quelle est la situation des étudiants aujourd’hui à l’université Paris 8 ?

 

Sabrina : Un peu complexe. Aujourd’hui, les Universités commencent à rouvrir et retrouver des cours en présentiel. Mais ce n’est pas pareil pour tout le monde et très inégal. Le Gouvernement avait prévu une ouverture progressive des facs mais les règles ne sont pas claires et logistiquement c’est hyper dur à faire, donc ce n’est pas fait. Du coup les cours en distanciel continuent.

 

La plus grosse problématique c’est la précarité étudiante qui était déjà là avant la crise et qui n’a fait qu’empirer avec le Covid. La majorité des étudiants sont salariés, la plus part d’entre eux ont perdu leur job parce que les emplois étudiants sont plutôt les serveurs, baby-sitters, etc. sauf qu’avec la fermeture des restaurants depuis l’année dernière, les gens n’ont pas ou plus de ressources. On se retrouve avec des étudiants qui remplissent les files d’attentes des banques alimentaires, des étudiants sont obligés de manger qu’une seule fois par jour, voire pas du tout car ils n’ont pas d’argent. A ça s’ajoute les mois d’enfermement, les cours à distance, l’isolement…

Au deuxième confinement ce sont particulièrement les étudiants qui ont été touché sachant que les autres pouvait aller travailler, la situation n’a pas bougée pour eux depuis septembre. Ça fait long 6 mois !

 

L.C. Comment essayez vous de lutter vous contre cette situation ?

 

Sabrina : Une des actions que l’on a mené c’est les aides alimentaires. On a collecté des dons alimentaires devant un Franprix et appeler aux dons les gens qui venaient faire leurs courses, et ce qu’on a récupéré on l’a redistribué à la Résidence Universitaire de Saint Denis. Les gens ont été assez solidaires, certains ont donné un paquet de pâtes, ce qui est déjà beaucoup, et d’autres ont donné des sacs entiers remplis de choses diverses, du coup on a essayer de créer ce réseau de solidarité entre étudiants, mais aussi en appelant à la solidarité de tous.

 

L.C. quelles solutions politiques pour mettre fin à la crise ?

 

Sabrina : Nous on milite pour le revenu étudiant tout simplement. Ça résoudrait pleins de problèmes, et en même temps résoudrait pleins de problématiques qui se posent.

Déjà ça serait un moyen de valoriser nos études. Car nos études ne sont pas des années où l’on fait que glander, on travaille aussi pendant nos études. On considère que étudier c’est travailler, on produit des devoirs, de la recherche, de la connaissance, mais on est aussi des travailleurs en formations.

Aujourd’hui les bourses ne sont incroyablement pas suffisante, car elles ne concernent pas tout le monde, et elle sont en lien avec le revenu des parents, il y a pleins de situations différentes chez les étudiants. Quand on détermine le salaire d’un salarié, on ne demande pas les impôts des parents, pourquoi ça serait le cas ici ? Et puis aussi ça règle rait aussi beaucoup de problématiques que l’on connaît aujourd’hui : l’inégalité entre les hommes et les femmes au niveau du salaire, le racisme qui règne aussi, etc. Toutes ces questions là que l’on connaît sur le marché du travail, le revenu étudiant c’est une solution car c’est donner une valeur monétaire à nos études dès le départ sans distinction de genre, de couleur de peau, d’orientation sexuelle, etc.

Quand j’ai commencé à militer pour le revenu étudiant c’était avant le Covid. On parle beaucoup en ce moment du RSA pour les Jeunes, mais c’est important de parler de ça aussi aux étudiants. C’est une revendication forte qui répond à une vraie problématique et qui est complètement d’actualité.

Le revenu étudiant pourrait être mis en place lors d’une grosse réforme de la Sécu[rité sociale] comme une nouvelle branche, au même titre que les retraites.

Rédigé par PCF Saint-Denis

Publié dans #Citoyenne, #Jeunes Communistes, #Saint-Denis

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